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Affichage des messages du février, 2021

Lecture

 Le Petit Robert (1987) définit la lecture comme « l’action matérielle de lire, de déchiffrer ce qui est écrit. » Bien entendu, le célèbre dictionnaire ne prend pas en compte, dans cette définition, la lecture dite littéraire, mais simplement le fait de lire en tant qu’action, « de prendre connaissance du contenu d’un écrit ». Quant à la lecture littéraire proprement dite, elle fait référence au corpus des études littéraires qui suppose, pour le lecteur, une activité d’analyse de ce qu’il lit. Il s’agit donc d’une activité quasi disciplinaire qui a cours généralement dans les établissements d’enseignement. Pour ma part, je me définis comme un dilettante, autrement dit comme une personne qui s'adonne à la littérature par plaisir et ce, indépendamment de toute industrie culturelle. Je considère la littérature comme un mode de vie, comme une activité qui aide à vivre, une façon comme une autre de ne pas mourir, de demeurer alerte, étonné et curieux, donc en vie, tout en sachant bien q

Une question essentielle (Métaphysique et recherche de sens 1)

Est-ce que Dieu existe ? Si oui, en quoi peut-il jouer un rôle dans notre vie et, plus largement, dans le monde ? Et s’il n’existe pas, Dieu, alors qu'est-ce qui justifie notre existence ? Qu'est-ce que nous faisons sur Terre, en fait ? Sommes-nous simplement des mammifères comme les autres, en plus intelligents ? Quel est le but de notre vie si nous admettons que nous sommes des êtres de finitude ? Avons-nous seulement un but ? C’est ce genre de questions que nous nous posions, Jean-Luc et moi, quand nous avions dix-sept ans. Nous en discutions pendant des heures le midi, dans un petit restaurant du village, nom qu’on attribuait au « centre-ville » de Pointe-aux-Trembles au milieu des années 1970. Des questions qui n’ont jamais été résolues, même si, pour plusieurs d’entre nous, le compte de l’existence de Dieu a été vite réglé : il a suffi de se déclarer agnostique et le tour était joué. Des jeunes d’aujourd’hui utilisent aussi cette même tirade pour éviter de réfléchir à la

Estonie 5 : Une langue et un souvenir d'enfance

Aujourd’hui je me rends compte que c’est à tort que mon professeur de géographie associait l’Estonie avec les deux autres républiques baltes, soit la Lettonie et la Lituanie. En fait, les racines de l’Estonie rejoignent davantage celles de la Finlande avec laquelle elle partage une même souche linguistique : le finno-ougrien. Il ne s’agit pas d’une langue indo-européenne, mais ouralienne, une famille linguistique parlée par environ 25 millions de personnes dans le monde. Si j’ai bien compris (merci Wikipédia), la branche finno-ougrienne est usitée en Hongrie, en Finlande et en Estonie. Il s’agit d’un étrange caprice de la géographie humaine que des peuples aient adopté cette langue en plein milieu de l’ensemble indo-européen, un caprice qu’on n’explique que par des hypothèses plus ou moins vérifiées dont je vous ferai grâce. L’Estonie partage au moins un phénomène social avec le peuple québécois : au cours de leur histoire, les Estoniens ont souffert de discrimination en raison de leur