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Affichage des messages du janvier, 2021

Estonie 4 : Coronavirus et transports publics

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Aujourd'hui, dans la Presse, le sujet du jour est encore et toujours le président clownesque des États-Unis qui refuse de céder sa place au nouveau président élu. Tiens, je me tourne vers l'Estonie pour changer… Ce matin, on annonce que le pays enregistre 132 cas de Covid-19 dans les dernières vingt quatre heures. Bien qu'il y ait six personnes aux soins intensifs, aucun décès n'est à déplorer. 132 cas contre plus de 100 000 aux États-Unis. Franchement, restons en Estonie. Les autorités de santé publique recommandent le port du masque dans les transports collectifs. Savez-vous que les transports publics sont gratuits en Estonie ? En effet, depuis le 1er juillet 2018, personne n’a besoin de débourser le moindre sou pour monter dans un bus ou dans un tramway. Pourquoi n’envisagerait-on pas une pareille politique au Québec ? Les pistes cyclables, je n’ai rien contre, mais il y a des obstacles majeurs à sa généralisation dans une ville comme Montréal, tout comme dans la plu

Estonie 3 : J'ai couché avec une idée

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Ce soir-là, comme d’habitude, j’ai écouté le téléjournal en compagnie de mon épouse et, comme d’habitude, le chef d’antenne a passé le plus clair de son temps à discuter, avec un panel d’experts triés sur le volet, de la situation politique de notre voisin du sud. Avant même la fin des informations télévisées, je suis monté au lit, espérant oublier le désordre du monde dans le dernier roman de Guilhem -  L’Annihilatrice à couettes -, un roman de science-fiction à la Pratchett qui me fera bien oublier le beau Donald. À peine avais-je lu quelques pages-écran de ma liseuse que je m’endormis… mais avec cette idée saugrenue en tête : substituer l’Estonie aux États-Unis dans l'actualité quotidienne de la marche du monde. Une fois endormi, donc, j’ai rêvé de ce pays balte, à ses paysages sombres, à son climat que j’imaginais froid et humide, à ses habitations basses construites en pierre et en bois, à ses gens tristounets, longtemps écrasés par l’occupation étrangère, russe notamment, à

Accent

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L’encyclopédie Wikipédia (2013) définit l’accent comme « une particularité de diction d’un locuteur dans une langue donnée. » Il serait propre à une région ou à un milieu social et pourrait se caractériser par des altérations du débit, de la prononciation et de l’intonation. Le Petit Robert (1987), lui, propose une définition un peu plus complète : « Ensemble des caractères phonétiques distinctifs d’une communauté linguistique considérés comme un écart par rapport à la norme (dans une langue donnée) ». Comme Wikipédia, il introduit cette notion de signe distinctif quand il définit l’accent. Néanmoins, rien n’empêche qu’on puisse le moduler en fonction du lieu où on élit domicile. Chez un Québécois qui vit en France depuis quelques années, on constate forcément une certaine transformation dans sa manière de parler. Tout comme le Français qui vit au Québec. Pour nous, il a toujours l’accent français mais lui, quand il retourne en France, on s’accorde à lui trouver un accent québécois. E