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Affichage des messages du 2018

Le climat et la mort (Métaphysique et recherche de sens 3)

Un septembre exceptionnel avec des chaleurs estivales dignes du cœur de juillet. Cette chaleur persistante rend les gens perplexes. Comment se vêtir ? Doit-on rouvrir les piscines ? Prévoir une sortie à la plage ? On ne sait plus trop... car nul ne doute que le froid va nous tomber dessus d'un seul coup ! Bref, il fait magnifiquement beau mais, malgré l'évidence, on n'y croit pas... de sorte qu'on n'ose plus porter des sandales, de crainte que la neige envahisse les rues de la ville en sortant du bureau... Peut-être en est-il de même pour la mort. Elle est là, tout près de nous, elle nous guette tapie dans l'ombre, mais nous n'y croyons pas... comme si nous refusions d'accepter son éventualité, son inéluctabilité. Et nous continuons à vivre, à vaquer à nos occupations, osant mettre en doute notre propre finitude, tellement convaincu de l'existence d'une âme... Personne ne va mourir puisqu'une autre vie débutera après notre mort terrestre, n&#

Pitbull

Je me suis posé la question. Pourquoi suis-je si interpellé par la problématique des chiens dangereux ? Je n'ai jamais été mordu par un chien, que je sache. Alors, pourquoi ? Il est vrai qu'une femme de mon quartier a été tuée par un chien. Tuée alors qu'elle était sur le point de prendre sa retraite, sur le point d'entreprendre une nouvelle étape de sa vie. L'après-midi de la mortelle agression, elle jardinait dans sa cour arrière. Le chien s'est frayé un chemin au travers les planches mal ajustées d'une clôture qui aurait dû être réparée depuis longtemps. Puis, une fois passé dans la cour de la dame, il s'est jeté sur elle, la mordant jusqu'à ce que mort s'ensuive. Le chien a planté ses crocs dans la chair de la dame, indifférent à ses cris, à son agonie. Le chien l'a tuée sans raison, comme une bête sauvage qui se jette sur sa proie. Sauf que le chien n'a pas l'excuse de l'animal prédateur qui doit bien se nourrir, n'est-ce

Amitié

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Je m’étonne toujours quand un dictionnaire définit un objet par ce qu’il n’est pas, un peu comme si on voulait définir la haine par le fait de ne pas aimer – le non amour. On comprend vite la démarche erronée d’un tel procédé qui laisse entendre que, quand on n’aime pas quelqu’un, on le déteste. Cette pratique est d’ailleurs déconseillée par les taxonomistes, ces spécialistes qui ont pour tâche de concevoir des structures classificatoires. En effet, il serait bien absurde de définir la femme comme un non homme… Pourtant, le Petit Robert n’hésite pas à commettre cette bévue quand il définit l’amitié comme un « sentiment réciproque d’affection et de sympathie qui ne se fonde ni sur les liens de sang, ni sur l’attrait sexuel. » Alors, qu’est-ce qu’un ami, s’il n’est ni un frère ni un amant ? Paul Laurendeau, auteur et, incidemment, ami, en lisant ma définition de l’amitié, a souligné en commentaire les carences béantes d’une définition de ce type de choses. Cela mérite qu’on s’y arrête en

Arme

Parmi les multiples définitions que donne Le Petit Robert (1987) du mot arme, la première illustre bien notre propos et, en conséquence, est la seule qu’il vaille la peine d’être retranscrite ici : « Instrument ou dispositif servant à tuer, blesser ou à mettre l’ennemi dans l’impossibilité de se défendre ». Grosso modo, une arme est l’objet qu’on utilise pour tuer un « ennemi », c’est-à-dire un autre être humain, un homme et une femme comme nous, en somme, qui naît, vit et meurt, la plupart du temps sans trop savoir pourquoi. Quant au mot armement, il désigne tout simplement « l’action d’armer, de pourvoir d’armes » un soldat, une place ou un pays en vue de se préparer au combat, à la guerre. Jusque là, tout va bien. Que peut-on en dire, si ce n’est qu’on recourt à armement pour qualifier l’industrie chargée de fabriquer des armes, une industrie qui fonctionne la plupart du temps dans l’ombre, qu’on nomme à peine dans les médias quand elle se trouve sur notre territoire, et ce même dan

Aéroport

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 C’est sans surprise que le Petit Robert définit un aéroport comme un « ensemble d’installations (aérodrome, aérogare, ateliers) nécessaires au trafic aérien intéressant une ville ou une région ». Du point de vue du voyageur, toutefois, un aéroport est un lieu de passage où on peut rester assis sur un banc pendant des heures à regarder les gens. Un aéroport est aussi lieu de méditation, un lieu où l’inactivité nous invite à repenser notre vie, à tout le moins à recréer en soi certains événements qu’on a délibérément vécus. Enfin, un aéroport est un lieu de transit dans lequel on est forcément en attente d’un départ ou d’une arrivée, un lieu de transition, donc, dans lequel peuvent émerger des idées qui n’auraient certes pas abouti à la surface de notre conscience dans la routine de la vie quotidienne. Comme le soulignait l’auteur Allan E. Berger, un aéroport est un lieu rassurant. En effet, on est partout chez soi dans les aéroports et, en tant qu’étranger en transit, partout l’on s’y

Dealer

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Dealer est un mot anglais qui désigne en français ce sous-produit du genre humain, cette sorte d’excroissance nauséeuse, ces déchets sur pied qui fleurissent à l’ombre des villes, bref, comme l’indique en toutes lettres le Petit Robert (1987), le revendeur de drogue. Le dealer tue des gens. Pas comme le tueur violent, non. Pas comme le voleur maladroit qui, au moins, a l’excuse des circonstances. Non, il les tue de manière indirecte, lente, causant la déchéance de ses victimes grâce auxquelles il s’enrichit. Et pour s’enrichir davantage, il les maintient en vie le plus longtemps possible. La déchéance des hommes et des femmes sous l’emprise des dealers peut prendre plusieurs formes : prostitution de rue, vol à la tire, quête désespérée à la porte du métro, etc. Certains vont même jusqu’à devenir des dealers eux-mêmes pour continuer à consommer, devenant ainsi des victimes qui vivent sur le dos d’autres victimes, le tout culminant dans un cercle aussi vicieux qu’infernal. Les dealers so

L'amour non partagé

Je n'ai jamais réussi à comprendre ceux qui luttent, qui se battent avec l’énergie du désespoir et qui, parfois, insistent, jusqu'au harcèlement, quand ils sentent que l'amour qu'ils éprouvent pour une personne n'est pas partagé par celle-ci. Quand il n'y a pas réciprocité, alors pourquoi s'acharner ? Quand une fille vous dit non, ou qu'elle vous le fait sentir par différents subterfuges (elle refuse votre invitation à aller manger des pâtes parce qu'elle n'aime pas les pâtes, elle ne veut pas venir chez vous parce qu’il pleut, etc.), il faut décrocher sans délai et conclure que cette personne ne vous mérite pas. Pour préserver son estime de soi, c'est toujours ce qu'il faut se dire, même si cela peut sembler injuste pour la personne même qui vous a largué et à laquelle vous aviez juré un amour éternel pas plus tard que la veille au soir : elle ne vous mérite pas ! On ne dit pas ça par méchanceté… car il n’entre pas dans nos intentions de

La pensée de la mort et la créativité (Les créateurs 1)

La pensée de la mort m’habite au quotidien. En effet, il n’y a pas un jour qui passe sans que mes pensées s’arrêtent sur les disparus. Ça va d’Hélène Châtel à mes parents en passant par mes amis François, André et Jean-Luc. Bien entendu, je n’échappe pas au lot des disparus : je pense aussi à ma propre finitude… D’aucuns disent que je suis un peu fou, que je suis obsédé par cette idée fixe de mourir alors que je devrais me contenter de vivre, sans chercher plus loin. Au fond, la mort est à la portée de tous, même du dernier des imbéciles. Mais je n’arrive pas à me convaincre que l’arrêt de la vie ne vaut pas la peine d’être pensé. Comme si la mort n’était pas un phénomène important. Peu importe que vous soyez un adepte du « The show must go on » ou non, la mort n’est pas un événement sans conséquence, notamment pour ceux qui restent, ceux qui nous survivent. Pensez à leur souffrance… Certes, ils poursuivront leur vie après notre décès, mais nous aurons longtemps une place dans leur cœu

Le Cercle (film) et les réseaux sociaux

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Ce matin, je ne suis levé légèrement en retard, de sorte que j'ai préféré prendre le 486 au lieu du 430, ce bus qui file jusqu'en ville en longeant la rue Notre-Dame. Le lundi est toujours une journée chargée au bureau, alors aussi bien ne pas perdre trop de temps dans les transports publics. Je me sens calme. Hier, j'ai vu un film sur la dérive technologique, notamment sur Facebook. Il est vrai qu'il s'avère étonnant qu'une entreprise privée puisse avoir une telle influence sur nos vies. Des millions d'utilisateurs et ce, dans tous les pays. Dans ce film, on va jusqu'à convaincre l'État de passer une loi qui obligerait les gens à voter à partir de leur compte. Bien entendu, on ne nomme pas Facebook, mais l'allusion semble claire. Le film s'intitule Le Cercle et met en vedette Emma Watson et Tom Hanks. Il s'agit d'un film américain réalisé par James Ponsoldt en 2016. Plusieurs personnes critiquent Facebook, dénonçant sa propension à